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Désobéir ou mourir : que faire ?

dimanche 7 février 2010, par Ariel


Je viens de lire un article de la fameuse revue "Sciences humaines" de janvier 2010, et une chose m’a inquiété : l’auteur y affirme qu’en saisissant éducation+obéissance dans Google, les 10 premiers liens de la 1ère page concernent tous, devinez ???

L’éducation canine !!!

Curieux de nature, j’ai donc pris soin de vérifier, et c’est tristement vrai, essayez par vous-même.

Pour en revenir au titre de ce bref article. Les parents ont souvent tendance à faire savoir aux enfants que ce sont eux qui dirigent, et que les enfants doivent apprendre à obéir aux grands avant tout (comme les chiens aux humains).

Pour ne pas avoir à être grondé, l’enfant doit souvent cacher des choses et d’autres. Comment réagir autrement quand, après être tombé en courant, on reçoit encore des réprimandes voire plus ? Qui n’a jamais caché, dans son enfance, une blessure obtenue par inadvertance, par crainte de la colère de papa et maman ?

Je me souviens quand j’étais gosse, je suis tombé sur ma main gauche en m’amusant, et je me suis déchiré la paume de la main. Jusqu’à guérison complète, je n’en ai jamais rien dit à personne, et aujourd’hui encore, mes parents n’en savent rien. Heureusement que ma main a bien cicatrisé... disons que j’ai eu de la chance.

Mais il y en a qui ont moins de chance. C’est comme ce petit garçon de 9 ans qui est tombé dans l’escalier et qui n’a pas osé l’avouer à ses parents. Il disait avoir mal à la tête, et on l’amena chez le médecin, qui n’a rien trouvé. Son état s’est brusquement aggravé et le lendemain, il mourut sur le chemin de l’hôpital. L’autopsie a révélé une hémorragie au niveau de son abdomen. Mais bien sûr, on n’a su ce qui s’est passé qu’après coup.

Cette histoire est véridique et c’est loin d’être un cas isolé. A force de recevoir des réprimandes verbales et physiques à longueur de journée pour ses "bêtises", l’enfant finit par se dire que quand il fait des erreurs, il doit l’assumer tout seul sinon il risque la fessée. Et les parents, au lieu d’expliquer le fond de leur sentiment, c’est à dire la peur que leur enfant ne se fasse mal et leur attire d’autres soucis, se contentent d’exprimer leur colère de manière autoritaire, sans plus d’explication.

Quel mal y a-t-il à dire : "Quand je te vois courir sans faire attention, j’ai vraiment peur que tu te blesses, tu vas te faire mal, et nous allons être obligés de t’amener chez le médecin."

Au lieu de : "Si tu n’arrêtes pas de courir, je te promets que tu vas en recevoir une !"

Ce type de communication peut vous faire rire, et pourtant, c’est ce que j’essaie de transmettre à mes étudiants. Une communication authentique qui donne plus de place aux sentiments, à l’écoute et à la compréhension est, d’après moi, plus responsabilisante et épanouissante qu’une communication centrée sur l’autorité. Bien sûr, il y a toujours des avantages et des inconvénients, et j’entends déjà ici les personnes qui disent que "oui mais... ça dépend des cas".

Disons que cela dépend des cas. Mais avez vous déjà essayé de changer vos habitudes de communication juste pour voir, ou êtes vous de ceux qui se contentent d’un "oui mais..." sans davantage d’efforts ?

Rappelez vous juste, par Google interposé, que "éducation+obéissance" ramène infailliblement aux chiens, et j’estime pour ma part qu’il y a une nette différence entre la vie des chiens et la vie de futurs adultes. Si l’autorité peut s’avérer nécessaire, avant tout elle se mesure et doit rester humaine.

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